Il y a encore deux ans, personne
n’aurait parié sur le succès en France
d’un chanteur maniant la langue de Goethe. Pourtant,
aujourd’hui plusieurs artistes allemands squattent le haut
des charts, les ondes radios et les couvertures des magazines.
Quels sont ces groupes d’un nouveau genre ? Comment se
sont-ils installés dans un marché déjà
encombré ? Sont-ils appelés à
disparaître aussi vite qu’ils sont apparus ?
Retour sur un phénomène dont le représentant
se nomme TOKIO HOTEL
"En avril 2006, l’équipe
allemande est venue me présenter
Tokio Hotel, raconte
Guénaël Geay, Responsable du Marketing International au
sein du label Polydor. Au début,
j’étais un peu perplexe. Le déclic est venu
quand j’ai regardé leur DVD live. J’avais devant
moi quatre nains en train de retourner l’équivalent de
Bercy ! Il n’y avait rien de similaire en France. Ca
répondait à l’attente de tous ces jeunes qui
écoutent du rock, s’identifient à Placebo, The
Cure, Marilyn Manson… Sauf que ces artistes ont
dépassé la trentaine, voire la quarantaine ! Il
y a un décalage de générations." La
division d’Universal a donc accepté de lancer le
quatuor en France, en s’appuyant sur une campagne
télévisée et un plan presse ciblant les
magazines rock et la presse jeune.
Justement, quel a été l’accueil
réservé par les médias
français
à Tokio Hotel ? "Il a été partagé, se souvient Guénaël Geay. On a mis six mois à décrocher les primes et NRJ. La presse jeune, elle, a tout de suite compris que visuellement c’était extrêmement fort. Elle avait déjà eu une demande en amont, des courriers de lecteurs qui parlaient du phénomène". Rédacteur en chef adjoint du magazine Rock One, Jeff Veillet, a ainsi été averti du raz-de-marée : "En mai 2006, une lectrice m’a conseillé de me connecter sur le site officiel de Tokio Hotel. La partie audio et visuelle ainsi que la force des textes m’ont vite donner l’envie d’en savoir plus sur ce phénomène." Une même veille a été opérée par le bimensuel pour ados One : "On avait déjà un œil sur le phénomène, raconte son rédacteur en chef adjoint, Nicolas Tourrain. On était au courant de la façon dont le groupe avait été lancé en Allemagne, en partenariat avec le magazine Bravo. Universal France nous a contactés pour faire la même chose." Tous les médias n’ont pourtant pas été si ouverts au projet. "La première fois que j’ai entendu le single de Tokio Hotel, je n’étais pas totalement persuadé de son succès", avoue le Programmateur de M6 Music Rock, Laurent Bitton. "Après écoute, je me suis dit que ça ne marcherait pas chez nous", se rappelle même Murielle Perez, Responsable de la programmation du Mouv’. La faute à une langue peu appréciée du public ? "Je le pensais, mais j’ai évidemment changé d’avis depuis...", ajoute-t-elle. "La langue allemande est même devenue leur particularité", poursuit Laurent Bitton. Jeff Veillet y voit lui aussi une des raisons de leur succès : "Le public adolescent marque ainsi une différence nette avec la génération antérieure. Enfin une musique dont les parents ne connaissant pas les paroles !"
Voila c'etait un petite enquète sur comment et pourquoi on t'ils réussi si vous voulé en savoir plus sur d'autre groupe allemand comme LAFEE PANIC (nevada tan) KILLERPILZE faite le savoir . . .





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